Qu’est-ce qu’une mutuelle étudiante ?

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Si depuis le 1er septembre 2019 tous les étudiants ont rejoint le Régime général et sont rattachés à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de leur lieu d’habitation, opter pour une mutuelle étudiante vous permet de couvrir des frais qui peuvent vite devenir élevés. L’adhésion à une mutuelle étudiante est-elle obligatoire ? Comment fonctionne-t-elle ? Quelles sont les aides possibles ? On vous explique tout !

Mutuelles etudiantes
Dernière mise à jour de la page le Lundi 30 août 2021 - 14:43

La mutuelle étudiante est-elle obligatoire ?

Si l’adhésion à une mutuelle étudiante n’est pas obligatoire, elle s’avère toutefois fortement conseillée. Il faut savoir que l’Assurance Maladie ne couvre généralement que 70% des soins courants. La mutuelle étudiante, elle, assure le complément et permet donc un meilleur accès aux soins. Ce qui est particulièrement utile pour couvrir les frais élevés tels que les soins dentaires, optiques ou ophtalmologiques, les hospitalisations ou encore les dépassements d’honoraires chez un médecin généraliste ou chez un spécialiste.

Comment fonctionne une mutuelle étudiante ?

Depuis le 1er septembre 2019 tous les étudiants ont rejoint le Régime général et sont rattachés à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de leur lieu d’habitation. Lors de votre première inscription dans un établissement d’enseignement supérieur, vous êtes affiliés à un régime obligatoire d’assurance maladie, généralement celui de vos parents, ce qui vous permet de bénéficier du remboursement des soins en cas de maladie ou de maternité pendant toute la durée de votre année universitaire. Les mutuelles étudiantes quant à elles, viennent compléter les remboursements effectués par la Sécurité Sociale, avec des contrats spécifiquement adaptés aux besoins des étudiants. Avant de souscrire à une mutuelle étudiante, commencez par bien définir vos besoins : Avez-vous recours à des soins dentaires régulièrement ? Avez-vous l’habitude de changer vos lunettes ? Consultez-vous souvent des spécialistes ?

Maintenant que vous savez quels sont vos besoins, il ne vous reste plus qu’à choisir votre mutuelle étudiante parmi toutes celles qui existent sur le marché (HEYME, La Mutuelle des Étudiants, la Smeno, la Smerra, …), en prenant garde à bien vérifier les tableaux de remboursement des soins. Concernant les tarifs, il faudra compter entre 5€ à 40€ par mois.

Quelles sont les aides possibles ?

En tant qu’étudiant, vous pouvez bénéficier d’une complémentaire santé gratuite, sous conditions de ressources. Grâce à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), vos dépenses de santé sont entièrement remboursées, dans la limite des tarifs de la Sécurité Sociale.

En plus de l'aide financière, vous avez d'autres avantages :

  • Pas de dépassements d'honoraires sur les tarifs médicaux si vous respectez votre parcours de soins. Cela signifie de passer d'abord par votre médecin traitant avant d'aller voir un spécialiste.
  • En cas d'hospitalisation, remboursement du forfait journalier. C'est le montant quotidien que vous devez normalement payer pour l'hébergement et la nourriture.
  • Pas de franchise médicale ou de participation forfaitaire de 1 € à payer
  • Tiers-payant : vous n'avez pas à faire l'avance des frais médicaux
  • Forfaits de remboursement pour prothèses dentaires, lunettes, aides auditives
  • Forfaits de remboursement pour des dispositifs médicaux comme un fauteuil roulant ou des pansements
  • Réductions sur vos billets de train selon la région (si vous avez la complémentaire santé solidaire gratuite)

Je suis étudiant salarié

Si vous êtes étudiant en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation, vous êtes intégrés dans l’effectif salarial et donc considérés comme un salarié à part entière. L’affiliation à la mutuelle d’entreprise est donc en principe obligatoire. Vous pouvez la refuser sous certaines conditions :

  • Vous êtes en CDD depuis moins d'un an
  • Vous avez déjà adhéré à une mutuelle étudiante

En revanche, si vous choisissez la mutuelle proposée par votre entreprise, votre employeur doit, comme pour les autres salariés, contribuer à son financement à hauteur de 50% minimum.